Marie s’appelait de Montalte, Marie de Montalte, Marie Madeleine Marguerite de Montalte. Marie, c’était son prénom, Marguerite, celui de sa grand-mère, de Montalte, le nom de son père (et Madeleine, je ne sais pas, elle ne l’avait pas volé, personne n’avait comme elle un tel talent lacrymal, ce don inné des larmes). Lorsque je l’ai connue, elle se faisait appeler Marie de Montalte, parfois seulement Montalte, sans la particule, ses amis et collaborateurs la surnommaient Mamo, que j’avais transformé en MoMA au moment de ses premières expositions d’art contemporain. Puis, j’avais laissé tomber MoMA, pour Marie, tout simplement Marie (tout ça pour ça). MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE retrace quatre saisons de la vie de Marie : Faire l’amour, hiver ; Fuir, été ; La Vérité sur Marie, printemps-été ; Nue, automne-hiver. « Toussaint construit une grande chambre d’écho où résonnent des pleurs, des cris, des rires, des halètements, des chuchotements, le craquement du feu dans les arbres et la caresse du vent sur la mer. Il a le génie de faire entendre ce qu’il choisit de taire. Pour du roman, c’est du roman : tout le bonheur du genre. » (Marie Desplechin, à propos de La Vérité sur Marie, Le Monde.) « Jean-Philippe Toussaint offre la réponse la plus forte que la littérature pouvait apporter à ce que le cinéma produit de plus contemporain, les films d’Hou Hsiao-hsien, de Wong Kar-wai, d’Edward Yang. Voilà la littérature qui bouge, se frotte aux arts plastiques, au cinéma pour s’inventer d’aujourd’hui. » (Sylvain Bourmeau, Les Inrockuptibles.) « Toussaint est le meilleur, le plus inventif et le plus fin observateur des écrivains francophones du présent, ses livres sont profondément ancrés dans le contemporain. » (Niklas Maak, Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.) « C’est très beau.
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